Plaidoyer pour une meilleure cohabitation

Plaidoyer pour une meilleure cohabitation

Je suis formateur et entraîneur du hors-stade, mais également du demi-fond. A ce titre, je m’occupe aussi d’athlètes d’un bon niveau sur 800 m et 1500 m. Bien que passionné par ces deux disciplines, je pense que le hors-stade est appelé à se développer bien davantage dans les années à venir pour les raisons suivantes.

Tout d’abord, le hors-stade n’est pas une mode, mais un phénomène de société durable. Il traduit une prise de conscience de la nécessité et surtout du plaisir de l’effort physique jusqu’à un âge très avancé.

Ensuite, le hors-stade est l’expression du désir de bien vivre, de bien vieillir et de rester en bonne santé à très peu de frais. On commence par courir pour perdre du poids, pour arrêter de fumer et on finit par aimer la course jusqu’à en devenir « accro » dans le bon sens du terme.

Le hors-stade est également la preuve vivante du sport en liberté, en autonomie, en toute convivialité, en harmonie avec soi-même et avec les autres. Il est vraiment facile de courir seul ou en groupe à n’importe quelle heure et dans n’importe quel endroit. On a seulement besoin d’un short, d’un T-shirt, et d’une paire de chaussures, et en route pour un moment de bonheur. On trouve difficilement une pratique plus souple dans un autre sport.

Le hors-stade possède un autre atout: il est accessible à tous, riches comme pauvres, diplômés ou non, femmes ou hommes, jeunes et vieux (de 7 à 77 ans). Chacun peut courir à son niveau et selon ses possibilités.

Le hors-stade est de surcroît égalitaire. Il offre la possibilité à tous de s’aligner au départ d’une même course en compagnie de personnes qu’on ne côtoie autrement jamais dans la vie. On peut ainsi courir « contre » ou « avec » les champions comme les coureurs du dimanche, les patrons du CAC40 comme les chômeurs, les ministres comme les travailleurs immigrés… Quelle joie de se retrouver sous la même banderole de départ avec Stéphane Diagana, Laurent Jalabert, Yannick Noah, Bob Tahri, et j’en passe…!

Le hors-stade n’est enfin et surtout pas dénué de dépassement de soi et de performances. On prend certes le départ d’une course pour le plaisir, mais aussi pour battre son record personnel et éventuellement « épingler » ses partenaires d’entraînement. On peut également rêver d’une qualification aux divers championnats nationaux, ou d’une sélection en équipe de France pour les meilleurs.

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